Tempsperdu      Depuis que la technologie des "bulles" a été découverte, nombreux sont les humains à s'être placés en stase, complètement hors du temps, que ce soit pour découvrir l'avenir, suite à un accident ou simplement pour fuir leur époque. Mais pour tous ceux qui avaient programmé leur réveil après le XXIIIème siècle, le retour à la temporalité est brutal : l'Humanité a disparue, sans aucune explication. Seuls survivants et seul espoir de la race humaine, ces naufragés du temps sont recueillis par Yélen et Martha Korolev, dont la colonie doit permettre à la civilisation de renaître de ses cendres. Lorsque Martha est assassinée, leur plan est sérieusement compromis ; ce sera à Wil Brierson, le dernier policier sur Terre, de découvrir la vérité tant qu'il est encore temps.
  Dans un monde post apocalyptique très différent de ce que nous réserve habituellement le genre, Vernor Vinge explore une fois de plus les thèmes qui lui sont chers, de l’inflation technologique à la présence de vie extraterrestre en passant par la politique, sans oublier les surprenant paysages et les espèces animales aux mœurs étranges qu’il aime tant nous décrire. Mais, s’il brasse de nombreux  éléments purement SF, la composante «polar» de ce récit n’est pas à sous-estimer, elle s’avère même passionnante : Wil parviendra-t-il à mener à bien une enquête dont le colossal enjeu est la survie de l'Homme, alors  même que tous les êtres humains vivants sont suspects ? Et surtout, pourra-t-il élucider la seule énigme qui surpasse encore ce crime, celle de la disparition de l'Humanité ? 

 

Matheson1   Avec la propagation d’une mystérieuse maladie transformant les humains en vampires assoiffés de sang, la Civilisation n’a pas tardé à s’effondrer. Robert Neville, lui, n’a pas succombé au virus. Jour après jour, dans une ville dévastée et hantée par ces créatures, il tente de survivre. Et de comprendre.
  Le genre post apocalyptique commençait  à peine à se démocratiser que déjà Matheson le transcende. Ecrit en 1954 avec la concision et l’efficacité qui caractérise le maître, ce récit de la vie du dernier homme sur terre peut en effet apparaître prophétique à bien des égards. A travers la vie de cet homme condamné à effectuer inlassablement les mêmes tâches répétitives dans la seule perspective de survivre un jour de plus, qui se retranche derrière l’Art pour essayer d’oublier un instant la clameur du monde extérieur, entouré de visages et de gens semblables au sien mais pourtant irrémédiablement seul de son espèce, si ce n’est le temps de quelques rapprochement amoureux dont le caractère illusoire ne tarde jamais à se révéler, c’est aussi à une allégorie profondément pessimiste de la condition de l’homme moderne que l’on assiste.



Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site