Brandebourg  Alors que la RDA vit sans le savoir ses dernières heures, un ancien espion est forcé à reprendre du service, et ses vieux réflexes ne seront pas de trop s’il compte survivre aux machinations de son gouvernement, doublées de celles des services secrets occidentaux et russes. Car pour les américains ou les anglais, l’espionnage n’est qu’un métier, au mieux un devoir ; pour les agents contraints de la STASI, c’est une question de vie ou de mort. Pas seulement pour eux mais pour tout leur entourage. Et c’est cette paranoïa totale, absolue qui fait toute la tension et donc la force de ce roman : tout le monde manipule tout le monde, chaque passant peut être un informateur, chaque relation peut avoir été retournée. Entre les mains d’un auteur moins doué ou moins renseignée, cela aurait facilement pu tourner à la caricature mais Porter parvient tout du long à maintenir un dosage particulièrement délicat, bien aidé par un personnage principal qui donne un visage terriblement humain à ce jeu de dupes impitoyable.

 
 

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